Édition du jeudi 19 juillet 2007
Gouffran : « Rester ou partir, c'est du 50-50 »
SM Caen. Malgré la volonté des dirigeants, Yoan Gouffran ne sait pas encore s'il restera à Malherbe dans les mois à venir.
Le club sort des tee-shirts à votre effigie. C'est pour vous persuader de rester, ou parce que vous allez partir ?Je ne sais pas encore. Disons que c'est du 50-50.Vous n'avez pas encore pris votre décision ?Non.Vous êtes-vous fixé une date limite ?Ce serait bien que ce soit réglé avant la 1e journée. Mais sinon, on a jusqu'au 31 août. Si je reste ici, c'est que je prolonge mon contrat, qui court jusqu'en 2009. Mais je n'ai pas encore rencontré les dirigeants pour le faire. Le tout, c'est de ne pas se prendre la tête et d'écouter les bonnes personnes. Je ne veux pas me faire engrener, influencer. Je réfléchis, j'écoute.C'est quoi le dilemme ? Etre titulaire à 95 % chez un promu, ou aller chez un gros avec la concurrence que cela implique ?Oui. Ce n'est de toute façon pas une question financière, mais d'ambition. Moi j'ai la mienne.« Je pense à l'équipe de France »Laquelle ?Je suis en équipe de France espoirs, je pense aux Bleus. Je sais que le sélectionneur regarde ça de près, que des gars comme Briand, Nasri, Benzema avec qui j'ai joué en espoirs sont en A. Le problème est qu'on se fait sans doute moins remarquer à Caen que dans un grand club. Mais que j'ai plus de chances d'y jouer...On a évoqué des contacts avec Lyon, Arsenal, Paris... Cela représente quoi ?Ça fait plaisir. Je ne les ai pas eus directement, ce sont mes agents qui m'en ont parlé.Y a-t-il eu des offres chiffrées auprès de Caen ? Le président Fortin rappelle que ce n'est pas le cas.Je ne sais pas.Quel club vous fait envie ? Le Paris SG, où est parti votre copain Digard ?C'est sûr que quand je l'ai vu aller là-bas, ça m'a fait rêver. Il le mérite. Il y a un super-bon coach, c'est le club que je supportais petit. Mais je n'irai pas forcément à Paris si je pars. Les autres, c'est bien aussi...L'hypothèse d'un achat avec prêt à Caen a circulé.Oui. Ce serait une bonne option. Le club me garderait un an.Seriez-vous prêt à aller au conflit avec Malherbe ?Non, je ne veux pas qu'il y ait d'histoire. Il faut que tout le monde soit content.Vous disiez que le recrutement caennais influerait sur votre choix. Que vous inspire-t-il ?C'est satisfaisant. Les nouveaux vont nous apporter leur expérience. C'était nécessaire. Sans manquer de respect à personne, je pense qu'avec l'équipe que nous avions nous aurions été justes...Votre positionnement, puisque vous vous définissez comme attaquant et que vous êtes utilisé comme milieu droit, peut-il aussi peser ?C'est sûr que j'aimerais moins défendre. Je n'en ai pas parlé avec le coach, mais on s'épuise pas mal à faire les allers-retours. On est moins efficace, et j'aimerais marquer mon 1er but en L1.Revenons au terrain justement. Comment vous sentez-vous après les vacances, le stage ?Bien. les vacances m'ont permis de couper après la pression de la fin de championnat. J'ai repris une semaine plus tard que mes coéquipiers, à Samoens. Ce n'était pas évident d'effectuer toute la préparation en solo, sans être épaulé par les autres dans les moments durs. Ensuite, il fallait courir quand eux touchaient le ballon... Mais j'ai pu bosser, alors que l'an passé cela avait été compliqué d'effectuer le travail foncier. Je l'avais senti durant la saison, avec des coups de fatigue. Tout va bien physiquement et mentalement ?Ouais. Nous avons retrouvé les terrains de Venoix, il faut beau, il y a du monde. J'ai rejoué contre Le Havre, une demi-heure, j'ai marqué... Je pense que durant les matches à venir nous en saurons un peu plus sur l'équipe, et sa façon de jouer.Et sur votre avenir ?Je prends mon temps.Recueilli par Dominique FAURIE.
Ouest-France