Mais Mass media reste vaguement connu. Ses apparitions furtives et rares se cantonnent aux premières parties. Ça ne décolle pas. Pourtant, Alex Miabouna y met du sien. A 28 ans, ce jeune caennais né au Congo-Brazzaville a commencé par rapper ses textes avant de les chanter. « C'était avec IMR, Instru mental de rue. J'ai commencé à 14, 15 ans. Ça a duré jusqu'à 18 ans. »
Rencontre à Paris
A ce moment de sa vie, Alex entame ce qu'il appelle sa « période parisienne ». Il y va pour ses études. Il y fera de la musique. « J'ai rencontré le guitariste du groupe, Nacim Sadnia, par le biais d'un ami graphiste. Il sortait du conservatoire. »
Amateur de Keziah Jones, grand fan de Tracy Chapman, Alex change de genre. « Je connaissais le chant africain, proche de la chorale. Et j'écrivais beaucoup. Pas que du rap. » Il se lance alors dans l'aventure Mass media. « Le nom du groupe vient d'un dessin animé, Les mondes engloutis. C'était la radio pirate. On jouait sur les mots : parce que l'on parle à tout le monde mais que l'on est peu connu. »
C'est bien le problème : le groupe passe régulièrement à côté de son destin. On lui prédit une voie royale, mais il se cantonne aux premières parties et aux scènes des cafés accueillants. « Notre première date, c'était en 2002 ou en 2003, dans un bar d'Orly. » Un concert près de l'aéroport. Pas un décollage.
Pourtant, Alex avait décidé de mettre tous les atouts de son côté. « J'avais invité les fils Souchon et Voulzy. » Depuis, pas grand-chose. Jusqu'au Big band café, le 23 novembre 2005, en première partie de Björn Berge. « Son manager m'a rappelé récemment. » Peut-être une piste. Rebelote il y a un an sur la scène du Cargö, en première partie The Heavy. Le chanteur, Saby, l'invite à la salle du Plan, à Paris. Sans lendemain. Un album est pourtant quasi-enregistré. « Il est en mastering à Rouen. »
Vainqueur du tremplinde la foire
Une victoire au tremplin du conseil régional pendant la Foire de Caen a remis le groupe en selle. « On a été choisis au milieu d'une trentaine d'autres. » Résultat : 1 500 € d'aides au développement, « des contacts à droite à gauche », et une résidence pour le chanter des Francofolies. Du coup, Alex espère que 2009 sera son année. « Celle où l'on sortira au grand jour. »
Pour cela, le groupe se cherche un manager. « C'est urgent. On n'a personne qui s'occupe de nous. Pour le côté administratif, relationnel... et puis je ne suis pas très organisé comme garçon. » L'appel est lancé.
Josué JEAN-BART.
Pratique. www.myspace.com/themegamassmedia

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