Laurence Equilbey et son choeur Accentus ont créé ce programme « Querelle » à la Cité de la musique, à Paris, le 13 mai dernier. Le lendemain, il était donné à l'abbaye de l'Épau, au Mans, à l'occasion duquel cet entretien a été réalisé. : Laure VasconiLe programme que vous dirigez ce soir à l'occasion du festival Viva Voce confronte des oeuvres de Brahms et de Wagner. Vous voulez ranimer une vieille querelle ?
Non, non, non. En fait, les grands motets de Brahms sont au coeur du répertoire d'Accentus. Ce sont des oeuvres que nous avons beaucoup pratiquées quand nous étions plus jeunes ! Le groupe s'est construit autour d'elles. C'est vraiment « le » grand romantisme allemand. Nous les redonnons enfin ! Et nous le faisons effectivement dans le cadre d'un débat où nous réévoquons la querelle - disons plutôt l'opposition - entre des compositeurs comme Brahms et Wagner.
En quoi étaient-ils opposés ?
Il y avait d'un côté les Brahmsiens attachés à la tradition ; à l'héritage des maîtres. Et de l'autre, des compositeurs comme Liszt et Wagner qui voulaient abattre les frontières et avancer ; être plus à l'avant-garde. Il y avait deux écoles et, au milieu d'elles, la référence à Beethoven, dont elles se réclamaient toutes les deux.
Comment s'exprimaient ces inimitiés entre compositeurs ?
C'était souvent par les lettres. Il y a tout une correspondance assez édifiante. Au hasard d'un courrier à un tiers, Wagner disait que Brahms était pire qu'une statue en bois. Wagner traitait Schumann d'amateur. Ils s'envoyaient des petits noms d'oiseaux comme ça. Il n'y avait pas de tribunes, c'était plutôt les musicologues qui les faisaient.
Au fond, leurs musiques sont-elles si différentes ?
Dans le programme que nous avons choisi, oui, puisque l'idée était justement d'illustrer ces deux écoles. Brahms n'a pas toujours été dans le canon et dans le respect de l'écriture des maîtres, notamment dans ses symphonies et ses concertos. Mais dans son oeuvre vocale a cappella sacrée, les grands motets, il y a énormément de références à Bach, dont il est vraiment le digne héritier. Et ça, c'est emblématique de ce que Wagner pouvait critiquer à l'époque.
Les oeuvres que vous interpréterez ce soir Saint-Nicolas ont été écrites pour être chantées a cappella ?
Les grands motets de Brahms, oui. C'est la grande tradition a cappella allemande. En seconde partie, nous aurons une création de Franck Krawczyk, un jeune compositeur qui, a en plus, adapté deux des Wagner et une grande transcription de Siegfried Idyll par Gérard Pesson. Il n'y a pas de Wagner a cappella. Nous profitons donc de la transcription. Qui plus est, Pesson et Krawczyk sont des compositeurs vivants et ont aussi leur mot à dire sur l'avant-garde, sur la recherche etc. En même temps, ils sont respectueux des maîtres puisqu'ils les transcrivent. Ils viennent parfaitement illustrer le propos.
Soyez le premier à donner votre avis

Enfin un restaurant ou l'on peut aller avec les enfants sans être assomé par une note énorme, et...

trés bien recus dés l'arrivée, même si vous ne prenez pas d'aperitif l'assiette de bienvenue...

c'est simple, mais trés bon, la cuisine est d'une propreté ineprochable, le service c'est de la...

J'AI BQ APPRECIE LE FILM SURTOUT NICOLAS CAGE EN BON MANIPULATEUR JUSQU'A LA FIN...
dimanche 21 mars 20:32 Normandie
dimanche 21 mars 17:10 Trouville-Deauville
dimanche 21 mars 12:12 Caen
dimanche 21 mars 12:08 Caen
samedi 20 mars 16:50 Caen
Stade Malherbe de Caen
Les archives départementales en ligne deviennent payantes
Les bars de nuit fermeront une heure plus tôt
La saison 2009-2010 du Stade Malherbe
La grogne des usagers SNCF sur certaines lignes : vos témoignages
Faut-il deux Normandie ?
La piétonnisation du centre-ville de Caen
Festival BD Des Planches et des Vaches
