Au centre, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants, s'est rendu hier au quartier Lorge, qui abrite plusieurs services administratifs du ministère. : Stéphane GeufroiLa question du 18e Régiment de transmissions n'était pas à l'ordre du jour, mais elle a été évoquée. Seuls deux des quatre régiments de transmissions menacés (18e à Caen ; 42e à Laval ; 4e à Agen ; 28e à Issoire) resteront. Lesquels ? La question reste en suspens. Selon le représentant du gouvernement, « la décision n'est réellement pas prise ». Dans un courrier au ministre de la Défense, Philippe Duron, député-maire de Caen, a plaidé pour le maintien du seul régiment normand dans l'agglomération caennaise (« Ouest-France » d'hier). Il l'a rappelé à Jean-Marie Bockel hier, au Mémorial, où le secrétaire d'Etat est allé faire une visite au pas de course.
Le président Nicolas Sarkozy n'en dira mot mardi prochain, lors de la présentation du Livre blanc, qui doit redéfinir la stratégie française de défense et de sécurité nationale à l'horizon 2020-2025. C'est Hervé Morin, ministre de la Défense et des Armées, qui annoncera les conséquences « assez importantes » de cette démarche le 3 juillet : la suppression de postes et d'unités. « Aujourd'hui, insiste Jean-Marie Bockel, ce travail n'est pas terminé. Le 18e RT a un certain nombre d'arguments. Nous les connaissons : il va falloir faire un arbitrage, qui se situe au niveau gouvernemental, politique. Voire plus haut. »
« Une bonne nouvelle »
Jean-Marie Bockel a, en revanche, annoncé « une bonne nouvelle » aux agents du quartier Lorge. Caractéristique locale : le service central de la Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS), un service national d'aide aux anciens combattants, y est installé depuis 1992. « Nous sommes en train d'adapter l'administration des anciens combattants dans le cadre de la revue générale des politiques publiques, mais les missions portées par les 57 agents resteront ici », a-t-il assuré.
Le site du quartier Lorge compte 139 personnes, 15 militaires et 124 civils. Ces derniers sont partagés entre la DSPRS, le service départemental de l'Office national des anciens combattants (Onac), la Direction interdépartementale des anciens combattants (Diac), le Centre du service national (CSN), la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA).
Seule la Diac (une quinzaine d'agents) va « progressivement disparaître. Nous allons maintenir et renforcer l'Onac au niveau local et départemental, qui va reprendre les missions de cette direction. Il y a encore beaucoup d'anciens combattants en France, qui connaissent des problèmes de pensions, d'appareillage... Cela reste notre souci ».
Nathalie HAMON.
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