Les Ateliers intermédiaires sortent de leurs murs pour un rendez-vous qui sort de l'ordinaire, soutenu par le Lux et la ville de Caen. Installations, performances, contes, spectacles, musiques, ateliers, conférences et films rythmeront ce non festival dix jours durant. Un programme dense, avec une soixantaine de propositions au total, à la mesure du foisonnement qui prévaut toute l'année au 15 bis de la rue Dumont-d'Urville. « Les Ateliers fonctionnent comme un espace ressources, on fait tellement de choses différentes... » Arts plastiques, audiovisuel et arts vivants constituent tout de même le socle de ce Bateau-lavoir moderne.
« Une grosse note d'intention »
Dresser une liste exhaustive de la programmation serait trop long. Dès lors, on se contentera des coups de coeur des programmateurs : « La journée du 9 juin est symbolique avec des regards croisés sur la façon dont les artistes peuvent d'engager dans la société. Une chorale réunira aussi des personnes handicapées. Cela s'adresse vraiment au tout public. » Nombre de diffusions (clowns, contes, ateliers d'écriture...) tout particulièrement aux enfants. Tables rondes et débats (argent roi, éducation...) plus exactement aux parents.
Parmi les originalités, ce spectacle en langue des signes traduit en langue orale le 7 juin. L'intégration du festival Grolux, contraction de l'émission Groland (Canal +) et du cinéma Lux. Sa 3e édition verra la présence de Denis Robert, le journaliste qui a révélé l'affaire Clearstream. Le 5e volet du Marathon du court, ce concours qui laisse aux apprentis vidéastes 48 heures pour tourner et monter un film de 3 minutes maxi sur un thème tiré au sort. « Un spectacle de catch en live aussi », jubile Romuald Poretti, l'autre co-patron de « Ceci », qui salive encore à l'idée de la projection en plein air de « Satreelex the iron ladies », « des transsexuels thaïlandais qui jouent au volley-ball » la veille de la gay pride.
Un vrai « fourre-tout », convient Romuald Poretti. « On aime quand ça part dans tous les sens. » Mais à bien y regarder, ce moment de diffusion est aussi prétexte à réflexions et propositions. « Une sorte de grosse note d'intention visant à défendre un état d'esprit », ajoute Laurent Frattale. Nuance, « Ceci n'est pas un festival » n'est pas appelé à devenir un festival. « Mais appelle à ce qu'un festival pluridisciplinaire autour des arts vivants voit le jour. » Et peut-être qu'à le considérer comme le 3e temps de « El dia de los muertos » fin octobre et du Bazarnaom d'hiver en mars, ces trois événements feront un jour route ensemble. Entre nous, ceci n'est pas à exclure.
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