Voile : Les Calvadosiens ont redressé la barre
Solitaire du Figaro. Marc Lepesqueux 14e, Malko Szekely 29e et premier bizuth... Les Calvadosiensont relevé la tête lors de la 2e étape qui arrivait dans la Manche.
L'arrivée à Cherbourg y est sans doute pour beaucoup. Les skippers calvadosiens ont dans l'ensemble bien figuré lors de la 2e étape. Mention spéciale à Malko Szekely, premier bizuth à couper la ligne lundi soir.
• Marc Lepesqueux (14e de l'étape à 2h47'20 de Gildas Morvan, 21e au général). S'il avoue « avoir alterné le bon et le moins bon », le Caennais peut être satisfait de son étape. Mal engagé lundi matin après avoir perdu du temps près des côtes normandes, Marc Lepesqueux a profité de sa connaissance du coin pour grappiller une partie de son retard. « Je suis content d'avoir terminé dans les 15, c'est encore plus plaisant que ce soit à Cherbourg, près de chez moi. Le fait que je connaisse les lieux m'a avantagé mais en même temps, je n'ai pas l'habitude de passer là avec 95 de coefficient de marée. »
• Malko Szekely (29e de l'étape à 4h07'40 du vainqueur et 1er bizuth, 43e au général). À l'arrivée à Cherbourg, il n'en revenait pas lui-même. À peine 15 jours après avoir découvert son bateau, Malko Szekely semblait l'avoir apprivoisé. Le Langrunais a terminé 1er bizuth de la 2e étape. « Je suis très surpris, je ne m'y attendais vraiment pas, indique Malko Szekely. C'est Alexis Loison qui me l'a appris. J'étais déjà très content de mon étape mais finir 1er bizuth, c'est vraiment la cerise sur le gâteau. C'est une belle progression par rapport à la première étape (NDLR: il avait fini avant-dernier), une performance qui se rapproche plus de mes ambitions. Cela est dû à une plus grande expérience du bateau et de la gestion de la fatigue. »
Avec quatre jours de repos supplémentaires et une expérience encore plus importante du bateau, il y a fort à parier que le jeune homme progressera encore lors de l'ultime étape, qui débute vendredi.
• Jean-Charles Monnet (36e de l'étape à 5h42'54, 38e au général). Le skipper calvadosien vit un deuxième Figaro compliqué. 39e de la première étape, Monnet a grappillé quelques places en débarquant dans la Manche mais reste loin des meilleurs. Difficile de prendre du plaisir dans ces cas-là. « Je suis déçu d'être passé à côté de cette étape, témoigne Jean-Charles Monnet. La première nuit je suis parti plus au large que la flotte pour trouver du vent mais un nuage m'a bloqué et m'a collé pendant un bon moment. »Après, le skipper de Degrémont a effectué une bonne traversée du Golfe de Gascogne sous spi, et a bien passé les courants d'Ouessant. « J'étais alors classé dans les 30 premiers. J'étais au contact du peloton de tête mais après Ouessant, je me suis endormi pendant plus de trois heures. Le bateau n'avançait plus, j'ai perdu beaucoup de temps. Ensuite, j'ai opté pour le choix d'une route au plus près des côtes, pour bénéficier des brises côtières et des courants moins importants. Mal m'en a pris, ceux partis au large m'ont pris 15 milles. »
Le skipper du Bessin espère se relancer lors de la 3e et dernière étape. « Il ne faut pas se décourager. Pour garder un bon souvenir de la Solitaire 2008, je me dois de faire une belle dernière étape. »
Clément HÉBERT.
Ouest-France