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Louis Duc (Groupe Royer) et Halvard Mabire (Custo Pol) se préparent à vivre une grande histoire dans le cursus d'un marin. : Philippe Cherel« Halvard est une des rares personnes en qui j'ai confiance. J'écoute peu de gens, mais lui, je l'ai écouté souvent », sourit Louis Duc. Tous deux s'élanceront de concert dans la Transat anglaise, qui partira dimanche de Plymouth. Du plateau de 24 solitaires, ils constituent les extrêmes générationnels. Halvard, 52 ans ; Louis, 24 piges.
Duc, candidat à la SolOcéane
Les deux marins ont convoyé ensemble leurs bateaux depuis Cherbourg, et se retrouvent aujourd'hui amarrés côte à côte, au même ponton. Louis arrivant le premier, son aîné encore à la recherche de repères sur son bateau tout neuf, dernier né de la flotte des 40 pieds. Custo Pol fait presque figure d'Ovni comparé à Groupe Royer.
« Mon bateau n'est pas rodé, et le skipper est érodé, s'amuse Mabire. Louis a quasiment couvert un tour du monde à bord du sien, qui n'a donc plus de secret pour lui. » « Halvard a déjà fait trois fois le parcours (deux fois la Two Star en double, une fois l'Ostar en solo, NDLR), et il a énormément d'expérience, rétorque Duc. Du coup, j'ai énormément d'admiration pour lui. » Sentiments gommés en course ? « L'idée c'est d'arriver. Et si on arrive proches l'un de l'autre à Boston, ça sera top. Quel que soit l'ordre. Je n'ai pas le bateau le plus rapide, mais sur une telle course tout est remis à zéro. Alors je vais me battre pour faire du mieux possible. »
Et alors que l'ancien se montre concentré à l'extrême sur ses derniers préparatifs entre calages des outils informatiques et installation des logiciels destinés à travailler la météo, le jeunot promène sa décontraction, heureux de découvrir la route nord d'une épreuve réputée très dure : « J'aime beaucoup les défis de partir dans le froid, vers des destinations peu communes, comme je l'ai fait avec Servane Escoffier pour Skipper d'Islande. Ça m'excite plus que d'aller vers le soleil. Finir une telle course constitue une vraie satisfaction, et une bonne préparation pour aller sur des mers plus compliquées après. »
Par exemple vers le grand sud, sur un tour du monde. Duc lorgne sur la SolOcéane, de Caen à Cherbourg via Wellington et le Cap Horn entre 2009 et 2010. « Comme la Région y investit, ce serait dommage qu'elle n'y soit pas représentée par un skipper. » Lui, de préférence. CQFD.
Olivier CLERC.
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