Le marché de Noël de Caen sur la place Saint-Sauveur l'an prochain?
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Laurent Gerra














Accueil des nouveaux professeurs, passage en revue des locaux, vérification des manuels scolaires, inscriptions de dernière minute... « La semaine qui précède la rentrée est une reprise en main, livre le principal, serein. Il ne faut pas croire que nous nous y prenons au dernier moment. C'est un long processus lancé dès octobre-novembre ! »
À peine la rentrée entamée, on prépare la suivante. Il faut notamment donner des prévisions d'effectifs pour l'année d'après. De ces chiffres découle le personnel nécessaire. « Mais notre plus gros travail reste l'élaboration des emplois du temps. »
Cette tâche est l'affaire du chef d'établissement et de son adjoint. L'emploi du temps comprend le planning hebdomadaire des salles de classe, des professeurs et des élèves. « Il s'agit d'un jeu de construction fragile, livre Monique Marrec, principale adjointe. C'est très difficile d'accorder tous les paramètres. »
Manque de salles
Une fois les classes créées, place à l'organisation. « L'enjeu est de faire coïncider le nombre d'heure des professeurs (18 heures par semaine) et celles des classes. Plus facile à dire qu'à faire. » Pléthore d'options, emploi du temps réduit pour les sections sportives, voeux particuliers des professeurs... L'élaboration des plannings est une grosse machine.
« D'autant que nous manquons de salles, avoue Georges-Pierre Joret. Ce qui limite notre marge de manoeuvre. » Avec 19 salles pour plus de 400 élèves, le chef d'établissement doit optimiser au maximum ses locaux. Par exemple, l'accès aux élèves handicapés étant limité à certains bâtiments, les cours des collégiens concernés doivent impérativement s'y tenir.
Y a-t-il des nouveautés cette année qui contraignent un peu plus l'organisation ? « Des activités éducatives sont désormais prévues après les cours, précise le principal. Réservées aux élèves volontaires, trois soirs dans la semaine. Mais cela ne chamboule pas l'emploi du temps. En revanche, les nouvelles classes de 6e bi-langue compliquent notre travail. »
Heureusement, un logiciel informatique vient au secours de la direction. « Mais ce n'est jamais parfait, soupire Monique Marrec. Et si l'essentiel des plannings a été réglé en juin, il y a toujours des détails à peaufiner... »
L'adjointe avoue avoir travaillé près de trois semaines à cette tâche complexe. « Mais cela en vaut la peine, conclut son supérieur. L'emploi du temps est la pierre angulaire du fonctionnement d'un établissement. »
Régis MASSINI.
À suivre. Suite de notre série sur la rentrée demain avec « Les parents s'organisent pour le trajet école-maison ».