Stade Malherbe de CaenDepuis un an, The Lanskies ont baladé leurs riffs dans pas mal de bars. Et puis, inévitablement, quelques scènes un peu plus haut perchées ont fini par leur faire de l'oeil. Les Ateliers d'Art Plume en mars, le Cargö puis le Paris Paris en début de mois, et maintenant le Big band. Comme le commissaire Johnny dont son nom est tiré, ce congo mi-garage US, mi-brit-pop a la gâchette rapide.
« On profite de cette mouvance assez nouvelle, dans le coin, avec Radio Caroline, Kim Novak, Ravi, etc. On prend notre pied à tourner », apprécie Flo, chanteur bis, guitariste et co-compositeur de ce groupe à cheval entre Saint-Lô et Caen. L'ex-membre de Teaspoon, band pop normand qui connut son heure de gloire à la fin des années 90 en signant chez Warner, de poursuivre : On a encore besoin de scènes, mais on prépare un premier album pour octobre qu'on enregistrera à Londres, à Notting Hill. »
Le groupe est jeune. Deux printemps, pas plus. Mais des références un peu plus grisonnantes : The Cure, The Smiths, XTC, Television. Le timbre de Lewis, cadet et voix lead de la bande, enveloppe d'ailleurs ce petit quelque chose de Robert Smith. Sur scène, c'est lui qui donne le ton. En coulisses, lui qui couche les textes. « J'aime bien parler, ne pas me prendre au sérieux. Parfois, je prends des bides, sourit le gamin de Liverpool. Les textes sont éclectiques, avec pas mal de connotations sexuelles, j'ai 21 ans... »
Retenez bien « However », leur tube, un titre entêtant qui vous harponne la matière grise. « Odile », « Tiger girl » aussi, un morceau sur lequel il est parfois question de gros bonnets. Normal, en même temps. The Lanskies tire à la fois son nom d'un mafieux véreux et d'une « série pourrie » du petit écran. Résultat de ce métissage : un groupe léger à prendre au sérieux. Allez, en piste !
Raphaël FRESNAIS.
Ce soir, au Big band café à Hérouville (20 h), The Lanskies + The Sunshine Underground. Tarifs : 8 € à 15 €.