Le marché de Noël de Caen sur la place Saint-Sauveur l'an prochain?
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Laurent Gerra














Paul-Henri Mathieu sera l'attraction du prochain open de Caen début novembre. Le fruit du travail d'Aristide Olivier (en médaillon) et du TC Caen. : ReutersLa dotation de l'open est sensiblement identique à celle de l'an passé : 12 300 € (10 000 pour les hommes, 2 300 pour les femmes), mais un partenariat avec l'association tennis pro, à hauteur de 21 000 €, offre la garantie de recevoir 12 des 40 meilleurs joueurs Français. « Santoro, Clément et Llodra étaient aussi d'accord pour venir, affirme Aristide Olivier, mais on n'avait pas le budget pour cela ». En fait, le positionnement dans le calendrier est judicieux, le tournoi succédant au Master séries de Bercy, alors que les meilleurs Français sont dans l'hexagone. Si succès il y a cette saison et si les partenaires suivent, ça promet pour l'an prochain, alors que l'open est déjà classé 1er tournoi du circuit national avec un budget de 140 000 €.
Licenciés. Le club constitue aujourd'hui la plus grosse structure tennistique normande, devant Bois-Guillaume. Avec 901 licenciés à ce jour. Le nombre de licences est en hausse de 20 % par rapport à l'an passé. Surtout, le TC Caen a absorbé l'ASPTT Caen et ses 150 licenciés. L'ASPTT ne disposait plus d'infrastructures, la municipalité d'Hérouville ayant d'autres projets sur l'espace jusque-là occupé par les Postiers. Objectif : 1200 licenciés en 2012. Qui dit mieux en sport individuel en Calvados ?
Finances. Mis en redressement judiciaire en 1998, le club doit depuis rembourser 18 000 € annuellement. En 2010, tout le passif devrait être épuré. « C'est ce qui nous permet de mettre maintenant davantage l'accent sur la politique sportive », insiste le président.
Image et ambition. Après Kinnie Laisné, le club enregistre un nouveau transfuge manchot avec l'arrivée du Granvillais Axel Michon. Le TC Caen dispose donc dans ses rangs des deux plus gros espoirs normands, tous deux récents champions de France juniors et tous deux pensionnaires du centre d'entraînement de Roland-Garros. « C'est le symbole de notre dynamisme, de notre volonté de progression. On fait de la formation, on est le plus grand club normand, on se doit donc d'avoir les meilleurs Normands, insiste Aristide Olivier. Ce seront deux super exemples pour les jeunes, s'ils peuvent aider à tirer vers le haut la formation... »
Le TC Caen a dû mettre la main au portefeuille pour attirer ces deux éléments et convaincre Kinnie Laisné de venir jouer en prénationale. « Mais elle croit aussi en notre projet. Lisieux et Mondeville étaient aussi sur les rangs et l'un des deux proposait plus que nous », poursuit Aristide Olivier. Nous aussi, on aurait pu faire un autre choix, il y a d'autres joueuses sur le marché. Mais Kinnie cadre complètement avec notre politique sportive. Que les champions de France juniors jouent chez nous, ça se sait ! ».
Chez les filles, l'objectif est d'accéder à la N2 en 2012. On voit mal qui inquiétera le club cette saison en prénationale. « Avec deux joueuses -30 (le club a aussi recruté la Rémoise Marion Gaud), si on n'arrive pas à monter... ». Chez les garçons l'objectif est l'accession en N1 sous deux ou trois ans.
Subvention. 21 200 €, c'est ce que la municipalité donne annuellement (à y ajouter une dotation de 10 000 euros pour l'open) au club dirigé par Aristide Olivier, qui était dans la liste de la majorité battue aux dernières élections municipales et se serait vu proposer en cas de succès, le poste d'adjoint au sport. Il ira frapper à la porte de la nouvelle équipe en demandant une somme plus conséquente l'an prochain, mais se réjouit des efforts de la ville quant à la réfection des courts et de l'ensemble de la structure du TC Caen. Un gros chantier.
David GUÉZENNEC.