Vos photos de Caen !
Une championne qui garde les pieds...sur sa planche !
Rendre le centre-ville piéton : pour ou contre ?
Avez-vous choisi un collège hors de votre secteur ?
Votre avis sur les V’eol



La statue des Braves, créée par Anilore Banon (sur la photo) demeurera sur la plage jusqu'en juin 2009. : ArchivesCette décision était attendue avec impatience car cette statue monumentale n'en finit plus de soulever des difficultés. La sculpture en acier est l'oeuvre de l'artiste française, Anilore Banon. Elle s'étend sur 15 m de long, s'élève à 9 m de hauteur, et pèse 15 tonnes. Une partie du monument est recouvert par la marée montante et découvre à marée basse. L'oeuvre a vu le jour grâce au mécénat de la famille Delorme, fondatrice de la société Air liquide. Elle a été posée sur la plage pour les cérémonies du 60e anniversaire du Débarquement, en juin 2004.
L'État avait alors accordé une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime. Il était prévu que la sculpture soit enlevée après les cérémonies. Cela n'a pas été fait. En 2007, l'État avait accepté de financer une grande partie des frais de déplacement de l'oeuvre, mais à charge pour la commune d'être maître d'ouvrage de l'opération. La commune a refusé, demandant à la communauté de communes de Trévières de se substituer à elle, ce qu'elle a refusé. L'enveloppe budgétaire d'un montant de 30 000 € n'a pas été dépensée. Elle est retombée dans le budget général.
Comme Raymond Mouquet, son prédécesseur à la mairie, Mme le maire tient à ses Braves. « La statue honore la mémoire des soldats qui sont morts sur la plage. Le conseil municipal, à l'unanimité, a décidé de garder la statue. »
Il n'en reste pas moins que cette présence pose un problème pour l'État. Si la statue devait demeurer, elle créerait un précédent juridique d'occupation permanente du domaine public maritime. « Cette statue honore les soldats qui ont débarqué et qui sont morts. C'est une oeuvre de mémoire », plaide Catherine Chartier qui a un an pour trouver une solution définitive.
Philippe SIMON.