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Laurent Gerra














C'est un public très jeune qui dansait debout sur les strapontins du Zénith. Après ses précédents albums aux notes douces et sucrées, Lorie abandonne son image de Lolita pour un concert à la tonalité électro plus affirmé. Exit les chansons pop aux notes sucrées, Lorie entreprend de faire découvrir une autre facette de sa personnalité tout en annonçant durant le concert qu'elle n'a pas changé : « la seule différence est que maintenant, [elle] ose ». Elle ose, en effet. Nouveau look glam-rock avec une coupe androgyne blond peroxydé, des tenues de scènes qui s'inspirent tour à tour de Kylie Minogue et Gwen Stefani, et des chorégraphies parfois lascives (notamment sur sa reprise de Fever). À 25 ans, Lorie s'affirme plus femme, ce qui influence ses choix musicaux : après un Dj-set de tecktonik, Lorie chante ses nouvelles chansons en s'inspirant des mouvances musicales actuelles : glam rock et surtout electro.
Du renouveau donc, mais pas de révolution : Lorie conserve sa recette habituelle, qui lie ses chansons à des chorégraphies énergiques, et dynamise ses anciens tubes, en leur ajoutant un rythme dance. Elle reprend d'ailleurs des tubes des années 90's, comme ceux de Gala, lorsqu'elle met en scène sa propre boîte de nuit grâce aux écrans géants ; elle souhaite rendre accessible cette ambiance à tous ses spectateurs, puisqu'elle ne peut pas, et elle le regrette, « y emmener tout le monde avec [elle] ». C'est, il est vrai, un public très jeune qui dansait debout sur les strapontins du Zénith. Des pré-ados qui sortent de la salle impressionnés par ce show à l'américaine, dont l'ambiance reste bon enfant. Lorsque dans la salle résonne l'air de Ta meilleure amie, le tube qui l'a fait connaître, chanté a cappella par Lorie en communion avec son public, la chanteuse révèle ensuite que pour elle, « le bonheur c'est ça ».