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Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : « Il y a trop de gens qui t'aiment », « Je ne pourrais jamais vivre sans toi », « Sorry Angel ». Les chansons d'amour racontent aussi cette histoire-là.
«Je suis très ménage à trois,» ironise Julie en prenant affectueusement dans ses bras Alice et Ismaël. Lequel lui assurera ensuite que «la guerre à trois n'aura pas lieu.» Et pour cause, un accident cardiaque va bientôt emporter sa bien-aimée. Mais une rencontre avec le jeune Erwan l'aidera peu à peu à faire son deuil... Le tout en chansons, puisque Christophe Honoré le père de ces personnages s'est rendu à l'évidence, dit-il: ils ne pouvaient exprimer leurs sentiments autrement qu'en chantant.
D'autres que lui ont mis en musique récemment leur nostalgie des comédies musicales à la Jacques Demy. Mais le genre semble dater d'une époque révolue pour le grand public puisque ces diverses tentatives n'ont pas attiré l'auditoire qu'elles méritaient. Et c'est vrai qu'on peut avoir d'abord quelque réticence, ou quelque difficulté, à entrer dans cet univers. Mais il faut se laisser tirer par les yeux et... les oreilles pour vite céder à la douce séduction d'un portrait de groupe plein de fraîcheur et de tendresse, de mélancolie et de confiance.
Dans un film où il revendique comme jamais ses origines bretonnes, à travers quelques piques humoristiques bien venues, Christophe Honoré déambule dans un Paris nocturne et populaire souvent ignoré par un cinéma qui préfère lécher les façades des beaux quartiers. Il y croise des personnages attachants et colorés. On les voit embarrassés dans leur mal de vivre et leur peine à aimer, perturbés par la quête de leur identité sentimentale, familiale ou professionnelle, travaillés par le besoin de se frayer un chemin de présent et d'avenir.
A l'image d'une partie du public cannois qui l'a découverte vendredi matin, premier film français de la compétition au festival, on pourra recevoir cette chronique des temps qui courent comme très branchouille. Et connotée « bobos » parisiens, au-delà des multiples références cinématographiques revendiquées. Il serait dommage de s'arrêter à cette première mauvaise impression pour ne pas se laisser gagner par la grâce et le charme d'une balade légère et revigorante. Un itinéraire méticuleusement écrit et maîtrisé, qui dans l'élégance de ses interprètes (Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Clotilde Hesme, Grégoire Leprince-Ringuet...) tous très à l'aise avec la nécessité de chanter, dégage une jolie atmosphère de liberté et de spontanéité, tonique et contagieuse.
MARAC Jack, Rennes : "Nullisme"
Film affligeant rélisé à Paris
par des parisiens "branchés" pour d'autres parisiens "branchés" (28/01/2008)
Cinéphile, Saint-Lô : "Mouais..."
Les chansons s'intègrent plutôt bien dans le film, les acteurs sont bons mais c'est tout ce qui nous reste à l'esprit en sortant de la salle... Le vide de l'absence (je ne veux pas en dire plus pour ceux qui ne l'ont pas encore vu) est "vide", on ne ressent aucun manque de la part des personnages qui ne sont pas de la famille. Le plus marquant : le micro de la perche son apparait dans de très nombreux plans en haut de l'image, cela fait vraiment amateur !
Bref, un film qu'on n'oublie vite mais avec un Louis Garrel qui marque. (04/07/2007)
Armel M, Brec'h : "Quel bonheur !"
C'est vrai, il faut rentrer dans le film. Mais quand on s'y laisse
aller, quel bonheur ! Le sujet est grave et pourtant tout est légé. Rarement on a si bien filmé le vide que laisse la mort subite d'un proche. Et Louis Garrel, oui, le fils et le petit-fils de... ! Quelle aura !
Et Clotilde Hesme,qu'elle est belle ! Tous les acteurs sont
justes. Vite ! Achetez le CD pour prolonger le plaisir. (15/06/2007)
Anne, Saint Donan : "Super"
Super (04/06/2007)
Clément, Rennes : "Pas transcendant mais quand même..."
Une mise en scène épatante, le Paris "gris" jamais aussi bien filmé, Louis Garrel... Je conseille à toutes les adoratrices de (pâle depuis ce film) Romain Duris d'aller voir le film pour saisir ce qu'est la classe au cinéma, la vraie, la "cinégénie" comme dirait l'autre. En bref, un film qui ne rénove pas la comédie musicale, comme certains critiques ont pu le dire, mais qui fait passer un très agréable moment. Les chansons "pop-sucrées" passent bien et Garrel... (03/06/2007)