Le programme, de la Fête de l'automne à celle de l'été
Fête de l'automne. Lundi 22 septembre, à 20 h, au Théâtre d'Hérouville. C'est l'occasion pour Jean Lambert-Wild et son équipe de présenter et commenter la nouvelle saison. Avec comme spectacle « Emma la Clown sous le Divan ». Les clowns ont-ils un inconscient ? La tendresse, la mauvaise foi, la colère, la folie, la joie de vivre, la mélancolie, Emma a toutes les passions. Elle est un miroir de l'humanité.
Du 6 au 24 octobre. « Dieu comme patient, Ainsi parlait Isidore Ducasse » de Matthias Langhoff, au Théâtre des Cordes. Langhoff a choisi de créer cette première ébauche des « Chants de Maldoror », de Lautréamont. Immense cri de révolte, monologue d'un poète de l'égarement. Dérive hallucinée au long des mystères de Paris.
Le 19 octobre. Une journée en Islande, présentation du programme des Boréales 2008 au Théâtre d'Hérouville. Ciné-concert avec « Häxan » (La Sorcellerie à travers les âges). Réalisé en 1922 par le Suédois Benjamin Christensen, Häxan est l'un des premiers films d'horreur. Un film culte sur lequel Bardi Johannsson crée une bande-son inquiétante et magique.
Du 6 au 14 novembre. « Le Bourgeois gentilhomme » (Molière), de Guillaume Gatteau, au théâtre d'Hérouville. Une version originale du Bourgeois gentilhomme, comédie à la fois drôle et enlevée, fraîche et flamboyante, mais aussi très cruelle dans son regard porté sur l'autre.
Le 18 novembre. « Premier chant », de Marja Nykänen au Théâtre des Cordes. Un spectacle de marionnettes sans texte, une réponse poétique à la question des tout-petits « d'où viens-je ? ».
Le 19 novembre. « Enquête sur un monde invisible », au Théâtre des Cordes. Un documentaire tourné en Islande par Jean-Michel Roux, suivi d'un débat avec Torfi Tulinius et Sigurdur Palsson. Au milieu d'une nature primitive, l'Islande entretient des rapports secrets avec une communauté invisible : les elfes. De nombreux Islandais affirment également avoir vu des fantômes.
Du 20 au 21 novembre. « Petite histoire de bateau », de Marja Nykänen. Une jeune fille est assise sur un pilotis au milieu de la mer. Qu'il pleuve ou qu'il vente, elle reste ainsi à regarder passer les bateaux. Un jour, une embarcation s'approche et un garçon sourit. A peine est-il là, qu'il s'éloigne déjà...
Le 23 novembre. « Les rêves de Karabine Klaxon », de Carolyn Carlson au Théâtre d'Hérouville. Drôle et mutine, Karabine s'endort et rêve d'aventures incroyables. Elle préfère rester dans son monde peuplé d'êtres étranges qui l'entraînent dans la magie. Une pièce pleine de fantaisies créatives.
Du 27 au 28 novembre. « La Piste là », par le cirque Aïtal au château de Beauregard. Le coup de coeur des Boréales 2008. Elle est toute petite, lui très costaud. Un duo accompagné par deux musiciens excentriques et lunaires. Un petit bijou de spectacle qui dépeint une vision du cirque.
Du 16 au 19 décembre. « Les petites absences », de Marco Bataille-Testu au Théâtre des Cordes. Ce texte de Sylvie Robe (Théâtre du signe) montre un jeune garçon en lien avec des choses qui nous échappent. Une histoire de famille, d'amour, de conflits et non-dits conjuguant la technologie, la vidéo, la danse et la musique.
Fête de l'hiver le 21 décembre. « Du griot au slameur » au théâtre d'Hérouville. Un projet de la Fondation de Royaumont où l'on retrouve Dgiz, le héros du « Malheur de Job » entouré de griots et musiciens africains.
Du 7 au 13 janvier. « Pinocchio », de Joël Pommerat. Le spectacle théâtral dans toute sa pluridisciplinarité, en étroite collaboration avec les acteurs et techniciens. Bruits, musiques, gestes et écriture entrent en interaction et se mêlent, intégrant le hasard au processus créatif. Enchanteur.
Du 19 janvier au 6 février. « Shakespeare de fracas et de furie, Desdémone et Ophélie », de David Fauvel, au Théâtre des Cordes. Les frères Fauvel poursuivent leur travail sur Shakespeare avec une nouvelle expédition dans les arcanes des textes d'Othello et d'Hamlet. Elle ramène à la quintessence de l'oeuvre et décrit un monde absurde.
Du 24 au 27 février. « Arromanches », de Christophe Lemaître au Théâtre des Cordes. Une mère et une fille, dans une chambre d'hôpital, les paroles rentrées de toute une vie, l'ultime temps de se connaître et de se reconnaître : le véritable héritage. Un texte de Daniel Besnehard.
Du 3 au 14 mars. « Je tremble (1) et (2) », de Joël Pommerat au Théâtre d'Hérouville. Un théâtre de l'illusion où le sérieux et la légèreté, la gravité et la dérision pour un soir ne s'opposeraient plus. Quelques spécimens de l'humanité viennent se raconter ou se chercher une vérité sous la conduite d'un présentateur plutôt déconcertant.
Du 10 au 12 mars. « Là, en moi », de Laure Rungette au Théâtre du Champ-Exquis à Blainville-sur-Orne. Elle, c'est Wendy. Elle attend. L'événement, toujours heureux comme on dit. Et pourtant, que de bouleversements ! Surtout depuis ce jour où le colis est arrivé de là-bas.
Fête du printemps le 20 mars. « La Guinguette de la citadelle douce » au Théâtre d'Hérouville. Maîtresse de cérémonie : Patricia Nagera.
Du 23 au 28 mars. « We are la France », de Benoît Lambert (scène nomade). Nouveau service de proximité entièrement modulable, adaptable en toutes circonstances, « We are la France » est un nouvel état d'esprit. Une manière plus sexy d'être Français.
Du 30 mars au 3 avril. « Die Gehängte », de Silke Mansholt à l'église Saint-Nicolas. Un voyage intransigeant au sein de la vérité, une performance qui rend le spectateur témoin de la dernière confrontation entre une femme allemande et son pays encore marqué par la Seconde Guerre mondiale.
Du 20 avril au 7 mai. « Quartett » de Fargass Assandé au Théâtre des Cordes. Mis en scène et joué en Afrique par des Africains, Continent où le corps et la pensée libertine sont dits tabous, cette pièce matérialise le caractère universel du texte de Heiner Müller.
Le 21 avril. « L'Université sonore du printemps » au Théâtre d'Hérouville. Un concert de Jean-Luc Therminarias et des compositeurs associés.
Mai et juin. « Ro-oua ou le peuple des rois », adapté et égrainé par Jean Lambert-Wild et Ibrahima Soumano. Un récit inspiré du texte de Kafka où Odile Sankara s'appuie sur le socle des valeurs qui fondent son existence.
Du 13 au 30 mai. « Crise de Nerfs-Parlez-moi d'amour », de Jean Lambert-Wild et Jean-Luc Therminarias au Théâtre d'Hérouville. Quelques mètres carrés, une chambre d'hôpital cernée par des rangées de spectateurs, un lit nourricier, une actrice-scaphandrier accompagnée d'un choeur chante le doux découragement et l'heureuse aspiration d'être au monde.
Fête de l'été les 20 et 21 juin. « Le Tabularium », un projet d'Elsa Hourcade. Comment fabriquer de nouvelles archives ? Créer, à plusieurs, une fiction salée du territoire ? Se tailler de nouveaux héros ? Déchiffrer les traces et caresser le souvenir ? Semer des légendes ? Faire remonter la mer ?