Le marché de Noël de Caen sur la place Saint-Sauveur l'an prochain?
Faut-il deux Normandie ?
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Laurent Gerra














Stéphane Mazurais et Séverine Villabessais, chargés en Haute et Basse-Normandie de ce dossier, Thierry Berthaux, de la Région à Caen, et Christian Legrand directeur d'Air-com. Mesurer la qualité de l'air que l'on respire à quoi ça sert ?
L'air, cette couche infime, d'une hauteur qui va de Caen à Ouistreham est une véritable poubelle : on y rejette les gaz d'échappement des voitures, les fumées des usines, celles issues du chauffage des maisons, les gaz issus des déjections animales. Par journée de soleil sans vent, chaud, froid et sec, la situation peut devenir critique. Quand les yeux vous piquent, rien à voir avec le début d'un rhume : la concentration d'ozone est trop forte dans l'air que l'on respire.
Peut-on parler aujourd'hui du bon air de la Normandie ?
Ça dépend : les pollutions au dioxyde de soufre issues des activités industrielles de la vallée de la Seine, et qui selon les vents se diffusent en Basse-Normandie, ont considérablement diminué. Les contraintes imposées aux industriels se sont montrées efficaces. En revanche, la pollution en provenance des voitures, malgré les efforts imposés aux constructeurs continue de croître. Aux heures de pointes, sur les abords du périphérique de Caen, l'air n'est pas plus sain qu'à Paris !
A quoi sert un plan régional de la qualité de l'air ?
Air-Com mesure et informe. Les six commissions au travail sur les différentes sources de pollution émettront de nouvelles recommandations. Par exemple, les rejets issus du chauffage des maisons et des appartements sont responsables pour un tiers des émissions polluantes. Cette consultation de tous les acteurs de la société va permettre notamment de mettre au point des politiques de communication, pour réduire les émissions, dans le cadre du transport, de l'habitat, bref, en changeant les comportements de la vie quotidienne.
Recueilli parFrançois LEMARCHAND.