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Le Stade Malherbe de Caen

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Édition du mardi 13 mai 2008

Karl Svensson refait doucement surface

Ligue 1. Relancé à Strasbourg, le Suédois du Stade Malherbe rattrape,à son rythme, le temps perdu. Il est déjà tourné vers la saison prochaine.

Ça, c'est fait ! Karl Svensson a remporté son premier match sur terrain adverse avec le Stade Malherbe. Ses quatre essais précédents s'étaient soldés par autant de revers (à Nancy, Auxerre, Metz et Lille). Samedi, le désarroi strasbourgeois lui a permis d'ouvrir son compteur, dans les grandes largeurs, même (4-1).

S'il n'a pas boudé son plaisir, Svensson n'a pas versé dans l'excès. Il s'est contenté du service minimum, imposant sa stature dans le jeu aérien. Au sol, sa prestation fut plus timorée.

La longue éclipse de sa première saison caennaise le force à la prudence. Victime d'une entorse du genou à Auxerre, le 18 août, puis freiné dans sa rééducation par une sciatique récalcitrante, il traîne un manque de compétition : « Ce n'est pas facile de revenir, surtout en Ligue 1. Ce championnat va plus vite, il faut vraiment être à 100 % pour être dans le rythme. »

Pour compliquer sa relance, sa découverte du championnat écossais « moins technique mais plus physique » s'était résumée la saison passée à un violent contraste. Arrivé plein d'enthousiasme de l'IFK Göteborg aux Glasgow Rangers, il disparut de l'équipe en janvier 2007, « victime » d'un nouveau coach. « Du coup, c'est ma 2e saison incomplète, traduit-il. Pendant ce temps-là, les autres travaillent. »

« Mon pain noir... »

A 24 ans, Karl Svensson accepte les événements avec philosophie. « Ce genre de période n'est pas inutile, car elle permet au moins de forger le caractère. Comme on dit chez vous, je pense manger mon pain noir. » S'il a retrouvé une place en charnière centrale, au côté de Jérémy Sorbon, avec qui il était censé faire la paire toute la saison, il remet le « pain blanc » à la saison prochaine. « Avec une préparation normale, je pense que je pourrai aborder le championnat avec tous mes moyens. »

Il ne revendique même pas une place samedi prochain à Nice. Lucide, il sait qu'il n'a dû sa titularisation à Strasbourg qu'à la blessure de Grégory Leca. Franck Dumas pourrait toutefois lui offrir un 2e match d'affilée avant le départ en vacances. Svensson n'en a disputé que six depuis un an, dont cinq au complet.

Du stade d'Ornano, à l'exception de l'ouverture contre Nice, en août 2007, il n'a connu que le banc de touche ou les tribunes.

Doté d'un comportement exemplaire, Karl Svensson n'a pas bronché lorsque Dumas lui a préféré Leca. Il était pourtant prêt, physiquement au moins. « Je l'ai accepté, dit-il parce que l'équipe tournait bien sans moi. Moi, j'ai fait mon possible pour revenir. » Ses pépins à répétition lui ont aussi fait perdre sa place en équipe nationale. Appelé en amical en janvier 2006, il n'a plus été convié depuis. Il manquera le train du prochain Euro. « Tant pis, je le regarderai chez moi, à la télé. Je serai le premier supporter de la Suède. »

Si sa sélection va loin dans la compétition, il regardera ses derniers matches dans sa maison de Rots, vu que la reprise au Stade Malherbe est programmée le 25 juin. « Je me sens très bien à Caen, insiste le défenseur scandinave. Il me tarde déjà d'être à la saison prochaine... »

Jean-Pascal ARIGASCI.

Reprise. Les Caennais, qui ont bénéficié de deux jours de repos au retour de Strasbourg, reprendront l'entraînement aujourd'hui. Dans la foulée, ils s'envoleront pour Monaco, où ils séjourneront jusqu'à samedi, jour du dernier match à Nice.

Ouest-France

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