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Édition du vendredi 16 mai 2008

Jérémy Sorbon, une saison de Ligue 1 de A à Z

L1. Caen - Nice (demain, 20 h 45). Le défenseur n'a pas raté une minute

de L1. C'est l'une des grosses satisfactions de la saison caennaise.

Dites 38. Ou 3420. Comme le nombre de minutes que Jérémy Sorbon devrait, sauf surprise, avoir disputé demain soir à Nice, sur le coup de 22 h 30, après la clôture des festivités 2007-2008. Pas une seconde de L1 ne devrait échapper au défenseur martiniquais du Stade Malherbe : en France, rayon joueurs de champ, seuls le Lorientais Fabrice Abriel et le Parisien Zoumana Camara pourront vraisemblablement s'enorgueillir d'un tel bilan. « C'est une belle satisfaction, une marque de confiance aussi, rigole le Caennais. Le signe que j'ai été régulier, dans une L1 où tout va plus vite et où il ne faut pas se louper. »

Sorbon s'est donc rarement loupé. On a ainsi beaucoup parlé, à Caen et ailleurs, des performances de l'ancien Hérouvillais, pas très connu en L1 jusqu'ici. En soi, c'est un tour de force pour un joueur évoluant au coeur de la 18e défense de L1. Sorbon a pourtant souvent tenu la baraque, et Caen compensé en attaque. Avec 4 buts au compteur, et une place de 4e meilleur scoreur du club, l'ancien du centre de formation s'y est mis, aussi. « Le maintien, c'était l'essentiel, reprend le joueur, mais il y a quand même un petit regret, parce qu'avec le recul, en voyant notamment les points perdus récemment à Bordeaux et contre Rennes, on pouvait presque jouer l'Europe. On ne peut pas s'empêcher de se dire qu'on avait les capacités de faire mieux. Mais il faut faire la part des choses: on a aussi récolté quelques points qu'on ne méritait peut-être pas de prendre l'automne dernier. »

Demain à Nice, face à une équipe qui ne joue plus rien non plus, il faudra donc boucler la boucle au bord de la mer, dans une atmosphère de vacances que les cinq jours de regroupement à Monaco ont inévitablement contribué à entretenir.

« Je suis bien ici »

Balades, piscine, jeux de cartes, et entraînements quotidiens classiques, à base de jeux, étaient au programme du côté de la Turbie. « C'est sûr que c'est mieux de se retrouver à Monaco qu'à Berck plage, mais en vacances, on ne l'est surtout pas !, martèle Nicolas Florentin. À Strasbourg, on a prouvé qu'on faisait toujours le métier, on fera pareil à Nice. On veut essayer d'obtenir cette 8e place au classement (NDLR : Caen, 10e, devra s'imposer, et Le Mans ne pas gagner à Metz). Il y a juste un peu plus de décontraction, dans un groupe qui voulait se retrouver une dernière fois ensemble, avant que certains ne quittent le club. Et on en profite, parce qu'à Caen on a rarement eu la chance de ne pas avoir à jouer notre destin sur le dernier match. »

En profiter. Jouer, continuer à attaquer. Pour se faire plaisir, comme en Alsace. « On commence souvent une saison comme on termine la précédente » rappelle encore Florentin. « On restera sérieux jusqu'au bout » ajoute Sorbon, qui découvrira en prime time la vivacité de Baky Koné, le dragster niçois absent lors du match aller à d'Ornano. « Je me rappelle du côté imprévisible d'un Savidan, mais je ne crains personne en particulier, je ne me prends pas la tête. J'ai progressé, mais le plus dur reste à faire : confirmer la saison prochaine. »

Dans cette perspective, le défenseur est l'un des Caennais les plus surveillés par la concurrence, en France et même à l'étranger. Mais il pense d'abord à... rester : « J'ai encore un an de contrat, et j'entends bien l'honorer, parce que je suis bien ici, que je suis chez moi ». Avant de négocier une probable prolongation de bail avec ses dirigeants, il reste une dernière mission de 90 minutes à remplir demain, sur le terrain.

Guillaume LAINÉ.

Ouest-France

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