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Parti de Venoix sur un footing il y a huit jours, le groupe caennais 2008-2009 achève une semaine de travail sous le soleil de Haute-Savoie. Jean-Marc Branger (ici en médaillon) dispose encore de trois jours pour préparer sa petite troupe, avant le retour en Basse-Normandie. : Archives Jean-Yves DesfouxÇa va bien, il n'y a aucun bobo à déplorer, tout est nickel. A part des ampoules sous les voûtes plantaires car les gars courent beaucoup. Or, il fait très chaud...
Par rapport au premier stage de l'été passé, quels changements notez-vous?
La météo, surtout! L'an dernier, il faisait si mauvais qu'on avait dû se replier sur le terrain stabilisé, où on s'entraînait dans les flaques d'eau... Là, on peut utiliser le terrain engazonné. Le seul ennui, c'est que le thermomètre oscille souvent entre 32 et 33°.
Quels en sont les effets néfastes?
Les organismes souffrent plus vite. Il a fallu décaler l'horaire des séances un peu plus tard l'après-midi. Mais le contenu ne change pas.
C'est-à-dire?
On ne fait pratiquement que du foncier depuis la reprise. Sauf cet après-midi (lire hier après-midi). On sort d'une compétition de karting, c'était plus ludique. Mais ce matin (hier matin), les gars avaient eu droit à une course d'orientation de 12 km en forêt. Ils en ont bavé... C'était sportif, quoi! (il se marre au bout du fil).
Votre préparation fait-elle la part belle à l'individualisation?
Toujours, et depuis le premier jour. Durant les vacances, les gars avaient un programme individuel à respecter.
Euro oblige, les footballeurs sont partis plus tôt en vacances. Qu'est-ce que cela change?
Il y a une semaine de préparation supplémentaire. Cela permet de démarrer le foncier un peu plus doucement, tout est relatif. On assure les bases tranquillement.
Vous n'étiez pas à la reprise à Caen, la semaine passée...
(il coupe) Non, car j'avais déjà pris la route de Samoëns. Il me paraissait important que tout soit prêt, notamment le matériel quand les gars arriveraient sur place.
Ce stage de Samoëns est-il le moment que vous préférez dans la saison?
Je l'aime bien, c'est vrai. Ici, on a nos repères, c'est toujours un moment particulier, surtout pour moi qui y venais autrefois quand je jouais à Gueugnon. J'ai mes habitudes. Et beaucoup de travail...
Les effets de l'altitude se feront-ils sentir à terme?
Non (catégorique), car on ne monte pas assez haut. Il faudrait aller à Font-Romeu pour ça. En plus, on ne reste pas assez longtemps. L'intérêt du stage se situe ailleurs. Travailler au milieu des forêts, des lacs, changer d'air, quoi, ce n'est jamais mauvais quand on passe neuf mois de l'année au même endroit dans la plaine.
Quelle est la suite des réjouissances?
Demain (lire aujourd'hui), ce sera travail avec ballon et musculation. Vendredi aussi. Samedi, l'équipe disputera son 1er match contre l'UNFP, pas loin d'ici. Derrière, il y aura deux jours de repos pour retrouver la famille. Dès mardi prochain, on entame le second stage à Granville.Avec davantage d'intensité dans les séances...
Recueilli par J.-P. A.