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« Je n'ai pas eu de nouvelles depuis sept mois, explique le prévenu. Moi, j'ai envoyé quatre à cinq lettres par semaine. Pas de réponse. La dernière, j'ai dit que je sortais le 4 août. » Il sort le 2 août et file directement vers le domicile de son ex-concubine, dans un quartier du sud de Caen.
Il est refoulé dans la cage d'escalier. Et s'énerve. « J'ai mis un coup de tête dans le carreau et une gifle. » Qui atteint l'oreille gauche de la jeune femme. Légère perforation du tympan, dix jours d'arrêt de travail. « C'est involontaire. Sa mère m'a mis deux claques, elle une. J'ai pu voir mon fils cinq minutes. Je lui ai fait des bisous, la police est arrivée. »
Une version à laquelle le procureur-adjoint Jean-Pierre Triaulaire a du mal à croire. « M. Vermeulen avait très envie de poser des questions à son ancienne concubine. » Le représentant du parquet fait référence à une « lettre de rupture », reçue par le prévenu durant sa détention. Il rappelle la diversité des sanctions figurant au casier judiciaire. Et requiert « trois à quatre mois d'emprisonnement ferme et un mandat de dépôt ». Assurant la défense du prévenu, Me Sophie Lechevrel cherche à replacer le geste dans son contexte. Pour elle, « le geste a complètement dépassé sa pensée ».
Le tribunal condamne Willy Vermeulen à quatre mois de prison dont un ferme. Il est maintenu en détention. A sa sortie, il sera obligé de travailler, d'indemniser la victime et de se fixer dans une résidence.
Josué JEAN-BART.