Football : Lemaître : « Obligation de monter en puissance »
Fait exceptionnel face au Mans, Reynald Lemaître (ici entre Compan, Adnane et Toudic) a terminé capitaine du Stade Malherbe, signe de la confiance que veut bien lui accorder Dumas. : Stéphane Geufroi.
SM Caen. Auteurs d'un nul (1-1) peu convaincant contre Le Mans, les Caennais affrontent Angers demain. Le défenseur latéral gauche, qui a disputé 90 minutes mercredi, fait le point sur la préparation.
Reynald Lemaître, vous avez été le seul joueur de champ à disputer 90 minutes face au Mans mercredi. Etait-ce prévu ?
Non, même si je savais qu'avec seulement 3 latéraux disponibles (Oumar N'Diaye, Seube et lui, Barzola étant blessé et forfait pour l'ouverture à Bordeaux), il y en aurait un qui jouerait plus. À la mi-temps, le coach m'a dit de continuer. Je me sentais bien physiquement, je n'ai pas fini le match complètement « dépouillé » (sic). Peu à peu les jambes reviennent, il y a plus de peps, ça rejaillit en match.
Cela dit, Caen a relativement déçu sur ce match en terme de contenu, a eu du mal à se procurer des occasions. Franck Dumas n'était d'ailleurs pas très content à l'issue des débats...
Oui, on était en dedans par rapport à ce qu'on avait fait sur les 3 matches précédents, où paradoxalement on était pourtant plus fatigué. On a perdu des ballons bêtes, on a joué trop bas, il y avait des espaces entre les lignes, on a trop balancé de longs ballons, et on a eu du mal à trouver des solutions dans le jeu. On est un peu retombé dans nos travers, mais Le Mans, c'était plus costaud que nos adversaires précédents, et la grosse chaleur a forcément pesé, même si c'était pareil côté manceau. Cela étant, on était plus habitué à ça, pour nous c'était la canicule !
En 4-1-4-1 en première mi-temps, l'objectif premier était de retrouver un bloc-équipe solide ?
En partie, d'autant qu'on avait la solution de la profondeur avec Steve (Savidan). Mais dans ce schéma, il faut provoquer des décalages sur les côtés, faire des différences là, ce qu'on n'a pas trop réussi à faire.
Contre Angers demain à Alençon, il faudra en tout cas montrer autre chose, non ?
Bien sûr. On a l'obligation de monter en puissance, mais ça va aller de mieux en mieux. Il reste deux matches avant d'aller à Bordeaux : tout le monde a joué jusqu'ici, mais le groupe va peu à peu se resserrer, une équipe de départ va devoir se dégager. Le gros de la préparation est passé, on a souffert mais je pense qu'on a progressé physiquement. Maintenant, c'est plus de l'entretien, du travail de vitesse. Contre Angers, on devra régler ce qui n'a pas été mercredi, s'améliorer techniquement, dans les relations de jeu. On doit vite se mettre à la page.
Comment sentez-vous le groupe à 15 jours de la reprise ?
On se connaît très bien, c'est l'avantage, cette équipe a désormais un vécu intéressant en L1. Il faut s'appuyer sur ça, et sur la grosse ambiance qui règne entre nous. Ça, c'est un élément qui nous a permis de gagner pas mal de matches la saison passée. Reste aussi à retrouver un peu de folie, sans s'enflammer parce qu'on sait que les 4 premiers matches de championnat (Bordeaux, Valenciennes, Monaco, PSG) seront très durs.
Sur un plan personnel, on sent clairement que vous prenez de mieux en mieux vos marques à ce poste de latéral gauche...
J'essaye de perdre moins de ballons bêtes, de continuer à progresser car je veux toujours m'imposer ici. Je m'entends très bien avec Jerem'(Sorbon) à côté de moi, avec Elu ou Nico Flo devant moi : cette complicité, ça compte beaucoup. Franchement, je me sens bien en latéral gauche, et tant que je serai à Malherbe c'est à ce poste que je jouerai.
Recueilli par
Guillaume LAINÉ.
Ouest-France