Football : Franck Dumas, libres paroles du coach...
Franck Dumas sur le recrutement d'un éventuel milieu droit: « Si une opportunité vraiment très intéressante arrive, on réfléchira, mais si je reste comme ça, ce sera très bien aussi. » : Stéphane Geufroi
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• La concurrence. « Ce n'est jamais facile, parce qu'il y aura toujours des déçus. Mais ce qu'il faut que les joueurs comprennent, c'est que j'aurai besoin de tout le monde au cours de la saison. La priorité, c'est l'intérêt du club : si certains n'ont pas un comportement pro, ça me facilitera les choix. Je n'aurai pas d'état d'âme. Il faudra savoir ravaler sa rancoeur, et bosser. »
• La coupe. « Je ne devrais pas dire ça, mais franchement, si ça ne tenait qu'à moi, je ne ferais pas la Coupe de France. La commission amateur de la Fédération française aime bien taper sur les pros quand elle le peut : les cartons qu'on récolte dans cette compétition, on les paye au prix fort, ce n'est pas acceptable parce que ça nous pénalise énormément pour le championnat. »
• Mazure, Barzola. « Cet été, le club n'a pas communiqué sur la blessure de Sébastien Mazure, tout simplement parce qu'on est tenu au secret médical, sauf accord du joueur et du médecin. Alors oui, il s'est fait opérer il y a quelques semaines, et oui, je compte sur lui pour cette saison. Il reprend progressivement, il réintégrera bientôt le groupe. Concernant Pablo Barzola, sa blessure à l'orteil (contre Le Havre le 14 juillet) est finalement un mal pour un bien : il avait de toute façon effectué avant le gros du travail foncier, et on songeait à le faire un peu couper, parce qu'il a enchaîné tout de suite après le championnat argentin. Au total, je pense qu'il ne perdra qu'une semaine de préparation. »
• Le recrutement. « Cela fait des semaines qu'on me bassine avec le départ de Yo (Gouffran) et cette question du milieu droit, alors j'ai balancé qu'on en recherchait un, ça fait un os à ronger aux journalistes ! Depuis, il doit y avoir 40 agents qui m'ont appelé, ça me fait rire... en fait, il n'y a vraiment rien de très nouveau : depuis le début on regarde, on se renseigne : s'il y a une opportunité vraiment très intéressante qui arrive, on réfléchira, mais aujourd'hui ce n'est pas le cas. Il y a aussi l'aspect financier à prendre en compte, et on a déjà bien dépensé cet été, on ne peut pas faire n'importe quoi. On prend le temps, mais si on reste comme on est, ça ne me dérangera absolument pas. »
• L'avenir, le jeu. « Dans ce métier, on est obligé de voir l'avenir à court terme, parce qu'on est lié aux résultats. Mais quoiqu'il arrive, je ne changerai pas ma vision des choses, ma vision du jeu tel qu'on doit le pratiquer. On est obligé de créer, même si parfois on prend l'eau derrière, c'est notre fonds de commerce : le plus important, c'est de ne pas oublier comment on est arrivé là. Ce qui fera la différence cette saison, c'est l'investissement qu'on voudra bien mettre. Notre tempérament, notre volonté nous ont permis de nous en sortir la saison passée, quand on était dans le trou. »
• Les infrastructures. « C'est vrai qu'il nous manque un vrai centre d'entraînement réservé aux pros à Caen, j'aimerais bien connaître ça ici un jour. Mais il faut que le club soit stabilisé sur le plan sportif, il faut trouver un terrain, que les jeunes aient aussi le leur : c'est un investissement lourd, on est lié aussi à la mairie, aux collectivités, pour monter un tel projet. On en parle avec Jean-François (Fortin, le président), mais il n'y a pour le moment rien de concret. On verra dans l'avenir. »
Recueilli par G. L.
Demain, retrouvez notre page spéciale sur Bordeaux-Caen.
Ouest-France