Accueil - Dossier SM Caen



La saison du SM Caen en images

Actualité dossier

Le Stade Malherbe de Caen

Édition du vendredi 03 octobre 2008

En attaque, Caen cultive son esprit de liberté

L1 : Marseille - Caen (demain). L'animation offensive demeure le point fort du jeu caennais. Avec Savidan, le mouvement est plus que jamais de mise.

CE QUI A CHANGÉ. La saison passée, Malherbe jouait le plus souvent avec Lilian Compan comme unique attaquant de pointe, Yoan Gouffran occupant également ce rôle. Cette année, Steve Savidan a pris le relais. De par son profil particulier de « buteur-passeur », extrêmement mobile sur tout le front de l'attaque, l'ex-Valenciennois a contribué à l'évolution du 4-5-1 à la mode de Caen, en provoquant peut-être encore un peu plus de mouvement, notamment entre les cinq joueurs du milieu de terrain. « Lilian restait dans l'axe, il aimait garder le ballon dos au but, compare Titi Deroin. Steve, lui, joue dans la profondeur et la percussion. C'est un profil qui ressemble un peu à celui de Yoan, mais Steve a plus de métier en tant que vrai attaquant. »

Nicolas Florentin enchaîne : « Steve aime aller sur les côtés pour se faire oublier, c'est intéressant pour nous, milieux, qui pouvons bouger partout, et c'est plus dur à défendre pour l'adversaire, qui s'attend en général à un schéma de jeu préétabli. »

CE QUI FONCTIONNE. Florentin a une expression : « Créer du désordre dans l'ordre. Franck nous demande d'être bien calés derrière, mais devant il nous laisse permuter entre nous comme on le sent. On a une animation offensive très libre, je pense qu'on est plus imprévisibles que la saison dernière. Or pour marquer des buts, il faut de la surprise. » Et pour surprendre, « il faut que chacun sache dépasser son rôle », dit Fahid Ben Khalfallah. Quand Savidan se déporte sur un côté, par exemple, le milieu excentré ou milieu offensif axial doit compenser et pouvoir se transformer en attaquant de pointe. « La consigne, c'est de toujours combler l'espace que l'autre libère », abonde Deroin. Contre Nantes, l'inversion des rôles fut parfaite sur le 3e but caennais : Savidan en numéro 10 à la passe, dans l'intervalle, Nivet pour conclure en position de numéro 9. « Ce sont les mouvements entre joueurs, les appels, la vitesse qui créent le décalage », ajoute FBK. Les stats sont éloquentes : Deroin, Eluchans, Florentin (une fois), Ben Khalfallah (2 fois), Nivet (3 fois, meilleur goleador du club), tous milieux offensifs, ont marqué. Le meilleur passeur ? Savidan, 3 passes.

CE QUI PEUT-ÊTRE AMELIORÉ. Les relations de jeu entre Savidan et ses nouveaux coéquipiers sont encore en phase d'apprentissage. « On se rend compte des déplacements de chacun, pour l'instant on joue encore au feeling », détaille Deroin. Le risque est l'isolement de Savidan, le manque de présence dans la surface quand l'ex-Valenciennois quitte l'axe. « Contre le PSG, les milieux récupérateurs étaient bas, les excentrés collés à la ligne, on a joué stéréotypé dans l'axe, et Steve s'est retrouvé en galère devant », note Ben Khalfallah. « Pour Benj'(Nivet) et moi au milieu de terrain, ajoute Deroin, qui aimons bien aller chercher les ballons derrière, ce n'est pas toujours évident de se positionner très haut. On pense aussi aux espaces que l'on pourrait laisser derrière nous... on n'est pas des 9, ce n'est pas naturel ! Mais on va de plus en plus le faire, et contre Nantes, on s'est plus lâché, ça a marché. »

Reste, aussi, à trouver le bon équilibre à l'extérieur, où l'équipe tient moins le ballon, où « on pense d'abord à bien défendre, dixit FBK. L'idéal serait d'essayer de récupérer le ballon plus haut, pour aller de l'avant en ayant moins d'efforts à faire. » A Marseille, chez une équipe qui prend des risques, il devrait en tout cas y avoir plus d'espaces à exploiter qu'à Lorient, par exemple.

Guillaume LAINÉ.

Ouest-France

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités