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Des milliers d'heures de travail ont été nécessaires pour remettre en état les différentes pièces de l'appareil. Une manière de rendre hommage aux libérateurs de 1944. L'extraordinaire aventure qu'il a animée depuis avril 2007 touche à sa fin. Déjà, Olivier Paz apparaît un brin nostalgique. La rénovation de son « bébé » a même réussi à rendre jalouse Évelyne, son épouse. Mais très fière aussi : « Il n'a jamais baissé les bras. »
Avec lui, 30 fanas du vieux coucou, 60 jeunes apprentis, 400 donateurs, des collectivités et des centaines de supporteurs n'ont pas ménagé leurs efforts. Objectif : remettre en état le vieux Dakota dans le hangar de l'Aéro-club de Carpiquet.
Cet ancêtre des airs a traversé tous les conflits et affiche des centaines d'heures de vols au compteur. Il mérite bien une nouvelle jeunesse. « Il arborera son allure du matin du 6 juin 1944. » Car l'équipe a « travaillé à l'ancienne », sans compter les heures.
Elle est partie le chercher très loin, en Bosnie-Herzégovine où la vieille carlingue vivotait, transformée en bistro. Après six mois de négociations, un gigantesque démontage et un long voyage à bord de trois semi-remorques, il arrive à Carpiquet début décembre 2007.
Depuis, les bénévoles assemblent, pièce par pièce, poncent, réparent les rivets, rebouchent les impacts, trou après trou. Un ouvrage de fourmi. Pourquoi ? « En 1944, j'avais 14 ans, confie Bernard, 78 ans. J'ai connu la peur de l'occupation et la joie de la Libération. Je veux rendre hommage aux jeunes gars qui ont donné leur vie pour sauver la nôtre. »
Antoine GILLOT.