Vendredi soir, vers 19 h, la ferme de Sully accueille tranquillement les premiers spectateurs du Calvadose de Rock. Tous campent sur l'herbe ou sur les tables avec un sandwich et un apéritif. L'ambiance conviviale du festival de rock s'installe peu à peu.
« Le Calvadose est un événement familial, affirme Christian en sirotant une bière.
C'est la 8e année que je viens. Chaque fois, il y a un petit côté bon enfant, avec les gamins accompagnés de leurs parents et grands-parents. » La plupart sont là pour les têtes d'affiche du soir, comme c'est le cas de Noémie, 23 ans, de Caen, et de ses trois amis.
« Nous sommes venus pour Java et Sergent Garcia. La soirée promet d'être festive. » 20 h 30. Le groupe caennais WHEEL, grands vainqueurs du tremplin du Calvadose, ouvre le bal. Les quatre garçons, encore peu connus, ont la tâche difficile de rassembler le public dispersé autour de la scène. Grâce à leur pop créative et bien léchée, ils parviennent à charmer l'auditoire.
« C'était trop court ! s'exclame, épuisé, Adrien le batteur après leur prestation.
Ce n'était pas rempli, mais ceux qui étaient là étaient dedans ! » Il est environ 22 h lorsque les quatre compères de Java montent sur scène en déclenchant l'hystérie. Près de 3 000 personnes se pressent vers la scène du Calvadose pour entonner les refrains connus et découvrir les nouveaux morceaux du prochain album. Fidèles à eux-mêmes, les musiciens font leur show délirant devant un public ravi. Sur une de leurs chansons, R. wan, le chanteur, invite même ceux qui le souhaitent à venir danser, créant un bal improvisé sur la scène ! Lorsque 23 h 30 sonnent, l'heure est à la salsa avec le Sergent Garcia. Le « salsamuffin » du groupe a fait swinguer le public toute la fin de la soirée à Sully. À 1 h du matin, dernier morceau, derniers applaudissements. Trop tôt pour une foule déchaînée.
« C'est chaud la Normandie ! », s'est écrié le Sergent après le concert. Qui en aurait douté ?
Lorène de SUSBIELLE.