Accueil - Dossier SM Caen



La saison du SM Caen en images

Actualité dossier

Le Stade Malherbe de Caen

Édition du dimanche 31 août 2008

Caen paye cash ses manques dans le repli défensif

Ligue 1. Sonnés d'entrée, les Caennais n'ont jamais trouvé la solution. Brouillons offensivement, oubliant surtout

bien trop souvent les fondamentaux défensifs. A régler d'urgence avant la venue prochaine de Saint-Etienne.

Sans doute aurait-il fallu un schéma plus défensif face à Paris, pour contrer la vitesse de Giuly, la remarquable entente du duo que compose l'ex Romain avec l'ancien Manceau Sessègnon. Ces deux-là ont fait très mal aux Caennais hier. Par leur capacité à se projeter rapidement vers l'avant. « Ce n'est pas parce qu'on joue contre Paris qu'on va changer notre façon de jouer, lance Seube. D'autres matchs, on en a gagné comme ça ». Mais Raineau, pour sa première en Ligue 1, n'a pas été gâté. Il s'est sûrement retrouvé un peu seul à faire le ménage défensif au milieu. Si Caen n'entend pas changer sa façon de faire, il faudra à nouveau songer au repli défensif.

Paris, il est vrai, a bénéficié du scénario idéal. Celui du but marqué d'entrée, pour une formation venue jouer le contre, miser sur la vitesse de son réseau offensif. Hoarau a profité des quelques minutes de flottement du bloc caennais, du temps de rodage dont n'a sans doute pas bénéficié la charnière normande pour ouvrir la marque. « Ils étaient venus pour défendre, ils n'avaient plus qu'à jouer le contre et nous, on est tombé sur un bloc défensif bien tassé. On n'a pas réussi à s'approcher du but », admet Benjamin Nivet. Parce que Caen, pressé pour revenir au score, peut-être trop confiant dans sa capacité déjà démontrée à aller vite vers l'avant, ne s'y est pas pris comme il fallait. « Tout ce qu'on devait faire ce soir, on l'a fait à l'envers », peste Seube.

« Des courses de 60 mètres »

« On a beaucoup trop cherché à passer par l'axe », note Dumas. Erreur déjà soulignée par le coach à Monaco. « Savidan cherchait à se décaler sur les côtés, mais personne ne prenait le relais devant le but. Benj (Nivet), Titi (Deroin) ou Elu (Eluchans) auraient dû le faire. » Le SM Caen est encore en quête de réglages, n'a pas montré que du mauvais hier dans un scénario rapidement devenu compliqué, même s'il a peiné à se procurer de franches occasions. Pas son habitude à la maison. « Mais on avait fait en sorte d'essayer de bloquer les courses de Savidan, Florentin et Eluchans, car on savait que Caen trouve souvent les solutions comme ça ici », se réjouit Paul Le Guen. Bien loin du désarroi qu'il affichait l'an passé.

C'est surtout défensivement que Caen a peiné. « On a été beaucoup trop laxistes quand Paris récupérait le ballon. On n'était pas au marquage, ce qui nous obligeait à faire des courses de soixante mètres », poursuit Dumas. Les Caennais ne veulent pas retenir comme solution un milieu défensif densifié. Sans Proment et face à la qualité offensive adverse, cela peut se discuter.

« Ce soir Paris était plus fort », admet Nivet. Avec un Hoarau plus opportuniste, sans un Planté encore une fois là pour éteindre plusieurs incendies, l'addition aurait été plus lourde. Caen doit encore trouver l'équilibre entre ses louables intentions de jeu vers l'avant et l'assurance nécessaire pour ne pas être pris à revers. Malherbe ne s'était pas incliné à d'Ornano depuis la venue de Saint-Etienne le 23 février 2008. Ces mêmes « verts » qu'ils retrouveront à d'Ornano dans quinze jours. Pour une deuxième chance consécutive à domicile. Un joker qu'il ne faudra pas griller, sous peine de devoir cravacher ensuite au classement.

David GUÉZENNEC.

Ouest-France

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités