que chaque joueur portera cette saison.
Le pratique. Julien Toudic (14) a hérité du numéro de Yohan Eudeline : « J'ai pris son casier dans le vestiaire, dans le coin des jeunes. Il y avait ce numéro-là, je l'ai gardé. En plus comme je suis du Calvados, c'est bien. »
Les sentimentaux. Juan Eluchans avait le 28 lorsqu'il fut champion d'Argentine avec Independiente. « J'ai voulu le garder à Caen. » Lilian Compan, après avoir débuté avec le 9, le 11, s'était entiché du 25, son jour de naissance. « Cela avait bien fonctionné à Châteauroux, je l'ai gardé à Saint-Etienne. En arrivant à Caen, Benoît Costil l'avait. Je ne suis pas du genre à réclamer, donc j'ai fait deux ans avec le 10. Et je l'ai récupéré l'an dernier. » Reynald Lemaître est accro au 20 : « Je l'ai choisi à 18 ou 19 ans, en m'approchant de la vingtaine... C'est un chiffre rond, j'aime bien et je ne changerai pas. » Rajiv Van La Parra était content de trouver le 17 : « C'est mon âge. Et c'est le numéro de Ronaldo avec le Portugal ! C'est mon idole. » Dans l'absolu, il aimerait avoir le 7 : « Le maillot de Ronaldo à Manchester. Mais c'est celui de Titi, alors... » Quand à Jérémy Sorbon, il concède porter le 19 pour des « raisons personnelles, qui me tiennent à coeur. Mais c'est privé, je n'en dirai pas plus ! » La date de naissance de sa petite fille, le 13 février 2006 : c'est enfin pour cela que Florian Boucansaud a endossé le 13 lors de son arrivée l'été dernier.
Le symbolique. Comme son frère Ronald à Caen puis Marseille, Stéphane Zubar a toujours porté le 15 en Normandie. « Le code postal de ma ville natale en Guadeloupe, Sainte-Rose, c'est 971-15, alors c'est vrai que porter ce numéro, c'est un signe par rapport à d'où je viens. »
Les fidèles. Ils ont embrassé ce numéro par hasard, et l'ont conservé. « Quand je suis arrivé dans le groupe pro à Metz, il restait le 32 et le 12, explique Grégory Proment. Le 32, ça me paraissait trop lointain. Je n'aimais pas trop le 12, mais je l'ai pris. À Caen, le départ de Matic le rendait disponible. Comme cela avait plutôt bien marché pour moi à Metz, j'ai gardé ce 12. Un peu par superstition. » « À Toulouse, j'ai eu le 22, ou le 12, se souvient Nicolas Seube. Puis j'ai pris le 2 ici, et ça m'a bien réussi. J'ai décidé de ne jamais changer. En plus, personne ne le réclame ! » Gregory Leca portait le 22 à Metz, « ma date de naissance », le 24 dont il a hérité en Normandie lui convient.
Les indifférents. Ils sont quelques-uns à avoir pris ce qui se présentait, ou à ne pas y attacher beaucoup d'importance, comme Deroin (7), Adnane (11), Gomis (6) ou Florentin : « Quand je suis arrivé à Caen, j'aurais bien voulu le 24, le jour de la naissance de ma fille, mais il était déjà pris, alors j'ai eu le 27. » « Quand je suis revenu, le 9 était pris, ajoute Sébastien Mazure. Il restait le 5. » Malgré deux saisons noires, il a conservé ce chiffre. Alex Raineau avait pris le 8, disponible, il n'entend pas forcément changer. « Sauf peut-être un jour pour le 21, le n° de Zidane à la Juventus. » Côté gardiens, le choix est restreint. Mais depuis la coupe du monde 98, le 16 de Barthez a ses adeptes. « Je l'aurais bien pris, c'est celui que j'avais à Beauvais, souligne Damien Perquis. Mais Vincent Planté l'a, et je ne vais pas le détrôner ! » Alexis Thébaux, lui, a hérité du 1 après le 30, « parce qu'on me l'a proposé » alors que Planté a toujours conservé le 16 depuis son arrivée en 2003.
Dominique FAURIE
et Guillaume LAINÉ.