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Anthony Germaine, directeur du Club premier de Caen, dans son bureau-salon. Par ailleurs, installée dans les mêmes locaux mais rattachée à l'agence Barclays du Havre, une conseillère internationale s'occupe des clients non résidents, en majorité des Britanniques. Une formule que développent plusieurs banques depuis l'an dernier, de HSBC à LCL (Crédit lyonnais). Elle s'adresse à leurs clients aisés. Chez Barclays, par exemple, le « club premier » est accessible aux clients disposant d'au moins 50 000 € à placer. Il s'agit de « leur apporter une écoute et un conseil patrimonial de qualité, réactif ».
Épais tapis gris taupe, mobilier marron aux lignes modernes, canapé blanc en face d'une table basse... Ici on est loin du gère-file. En revanche, on offre le café. « L'objectif : que les clients se retrouvent comme chez leur avocat ou notaire. Dans un lieu confidentiel et convivial, au cadre cosy, confortable », décrit Anthony Germaine, directeur (et seul employé) de l'implantation caennaise.
« Cela répond à un besoin. Les gens ont parfois été déçus des relations bancaires classiques », constate-t-il.
Horaires élargis
Dans un « club », « on ne reçoit que sur rendez-vous. » A des horaires élargis. « Dès 7 h 30 ou le soir, ce n'est pas un souci. Et si on a besoin d'une demi-journée pour travailler avec un client, on le peut. »
Barclays a ouvert son premier « club » en juin 2007, à Saint-Etienne. Celui de Caen est le 35e. « On vise les 70 pour la fin de l'année », reprend Anthony Germaine, 31 ans et ancien de la Banque postale, pour laquelle il s'occupait de gestion de patrimoine dans le secteur de Deauville. La plupart des Clubs premier s'installent dans des villes moyennes. Ils complètent le réseau de la banque Barclays en France (1 500 salariés, 150 000 clients et 17 milliards d'euros d'actifs gérés), ses agences traditionnelles étant situées pour leur part dans les grandes villes.
Outre le bureau-salon, chaque appartement est équipé d'une salle de visio-conférence. « Nos clients peuvent y être mis en relation avec nos experts basés à Paris. » En outre, une visio-conférence interactive est organisée tous les mois, autour d'un brunch. Pour septembre, elle porte sur le marché de l'assurance-vie. En octobre, cap vers la défiscalisation.
Quel objectif pour le club de Caen ? « Plus que des chiffres à atteindre, on souhaite que Barclays soit reconnu comme un acteur incontournable de la gestion patrimoniale ici et dans le Calvados. » En Normandie, Barclays est présent via deux agences classiques, au Havre et à Rouen, un Club premier, à Caen donc, et une conseillère internationale, en charge des clients non résidents, en majorité des Britanniques.
Virginie JAMIN.