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Galerie photos : Le Mémorial de Caen explore le 11 septembre 2001
La fermeture des sites millitaires.
Pas de grande soirée de clôture pour Nördik
Que pensez-vous du nouveau maillot du Stade Malherbe ?
après une ballade d'une heure sous des arbres,nous sommes arrivés face a la mer et découvert ce superbe panorama ,ciel bleu,sable,mer,voilier pour la liberté (carole thevenot)
empreinte de pas faite à marée basse,recouverte par la marée haute,signe que notre passage sur la terre est éphèmère, (carole thevenot)




Dans l'enceinte du château de Caen, la nouvelle salle d'exposition du musée de Normandie, dont on voit ici le toit, s'intègre entre le rempart nord et la salle de l'Échiquier, « seul bâtiment civil du début du XIIe siècle existant en France », dit Jean-Yves Marin, conservateur du musée de Normandie. Le soleil d'hiver joue à cache-cache avec le chemin de ronde et ravit les promeneurs, très nombreux en cette fin d'après-midi dans l'enceinte du château de Caen. Un patrimoine inestimable, préservé au coeur de cette ville naguère détruite. Et de plus en plus apprécié des Caennais. Un père joue les profs avec ses deux garçons. « Le château de Caen, c'est un enfant de Guillaume le Conquérant, comme l'abbaye-aux-Hommes où il est enterré, comme l'abbaye-aux-Dames. C'était il y a près de mille ans... »
En 2008, ce lieu urbain inattendu de 5 ha va connaître un nouveau souffle avec l'ouverture d'une vaste salle d'exposition enchâssée au pied du rempart nord fini, lui, d'être restauré depuis l'été 2006. D'un montant de 19,6 millions d'euros, ces grands travaux doivent s'achever au printemps. Ils concluent une première phase impulsée par le maire de Caen, Brigitte Le Brethon. Impressionnante cette voûte, véritable voile de béton qui reprend les volumes de l'ancienne terrasse à canons. Terminée, elle sera recouverte de végétation. Dommage, vraiment dommage, que les vestiges du donjon voisin d'Henri 1er Beauclerc, peu entretenus, ne bénéficient pas, eux, d'une cure de rajeunissement !
Jouer la carte Guillaume
Jacques Millet, architecte du bâtiment, l'homme du Mémorial, et Daniel Lefevre, architecte en chef des Monuments historiques, ont réussi le difficile mariage de l'ancien et du contemporain. Bien vu le rempart utilisé comme fond de scène à l'intérieur de la salle d'exposition. « Il nous a fallu plus de six mois de réflexion pour trouver comment accrocher le toit de la salle au rempart sans porter atteinte à son intégrité. Tout cela était d'autant moins évident que les architectes ont dû intégrer les découvertes réalisées au cours des travaux, un énigmatique souterrain, une maison du XVe siècle, une forge militaire du XIVe siècle. Ces éléments renforcent l'identité du bâtiment », souligne Jean-Yves Marin, conservateur en chef du musée de Normandie.
Ce bel endroit va changer la donne du château de Caen, déjà riche de ses deux musées dont l'entrée des collections permanentes est gratuite, le musée de Normandie et le musée des Beaux-Arts. « Il conforte le château dans son rôle d'attractivité de la ville. Guillaume le Conquérant est une carte majeure pour Caen. On l'a trop longtemps oublié... » L'impatient Jean-Yves Marin attendait cette première étape depuis des années.
Rattachée au musée de Normandie - fréquenté chaque année par 120 000 visiteurs, soit une hausse de 40 % en 5 ans - la nouvelle salle ouvrira ses portes au public en mai par l'exposition « Chefs-d'oeuvre du gothique en Normandie ». « Ce sera le plus grand regroupement de statuaires et d'orfèvrerie jamais réalisé en Normandie. Nous aurons 120 oeuvres datant du XIIIe au XVe siècle, provenant d'une centaine d'églises des cinq départements normands. » Le château de Caen rassemble.
Jean-Jacques LEROSIER.
Un jeune Caennais l'a appris à ses dépens.
Ouest-France